SEO et GEO : Exercices pratiques
Tous les exercices se font sur ce site, formation.dibenn.com : vous pouvez vérifier chaque constat en direct. Les outils cités sont gratuits. Les corrigés ont été relevés le 16/10/2026 ; le site évolue, et si vous trouvez un résultat différent, c'est un excellent cas pratique : le SEO est un chantier permanent.
Introduction : SEO, GEO et échauffement
« De quoi parler ? » Les sujets qui intéressent
🎯 Objectif
Repérer les sujets à traiter en priorité, en croisant ce que les internautes recherchent en général et ce qui amène déjà des visiteurs sur le site depuis Google.
🧰 Outils
- Google Trends (gratuit) : la page « Tendances actuelles » et l'outil « Explorer ».
- Le rapport Looker Studio de ce site (présenté au chapitre Indicateurs), alimenté par Search Console et intégré ci-dessous.
▶️ Pas à pas
- Imaginez qu'on vous confie le SEO de formation.dibenn.com.
- Ouvrez la page « Tendances actuelles » de Google Trends, pour la France, sur 7 jours. Quels sujets montent ? L'un d'eux concerne-t-il le site ?
- Dans « Explorer », saisissez les grands thèmes du site (Google Analytics, Google Tag Manager, SEO, cookies…) sur plusieurs années. Lesquels progressent, lesquels reculent ?
- Dans le rapport, repérez les pages qui reçoivent le plus de clics depuis Google, puis celles qui ont beaucoup d'impressions mais peu de clics.
- Les thèmes qui progressent dans Google Trends sont-ils ceux que le site traite déjà le mieux ?
- Livrable : trois sujets à développer en priorité, chacun justifié par une donnée.
📊 Rapport Looker Studio
Si le rapport ne s'affiche pas, ouvrez-le dans Looker Studio.
✅ Voir le corrigé
- Les « Tendances actuelles » reflètent surtout l'actualité et concernent rarement un site spécialisé. Pour ce site, « Explorer » appliqué à ses thèmes est plus utile.
- Google Trends ne donne pas de volumes de recherche. Son échelle de 0 à 100 indique une popularité relative, et les termes trop peu recherchés s'affichent à 0.
- Le rapport ne couvre que la recherche Google, puisque ses données viennent de Search Console. Il compte des clics depuis les résultats, pas des pages vues, et ignore Bing.
- Les sujets prioritaires sont au croisement des deux : un thème qui progresse et que le site traite déjà, ou une page vue dans les résultats mais peu cliquée.
📌 Message clé — Un bon sujet se trouve au croisement de ce que les internautes cherchent et de ce que votre site sait déjà leur apporter.
« Avec quels mots en parler ? » (champ sémantique)
🎯 Objectif
Choisir les mots d'une page à partir de ceux des internautes, et décider lequel placer dans le H1.
🧰 Outils
- Google Trends (gratuit), outil « Explorer ».
- Le rapport Looker Studio de ce site, alimenté par Search Console et intégré ci-dessous.
▶️ Pas à pas
- Dans « Explorer », saisissez un terme qui correspond à une page du site (par exemple « Google Tag Manager »), sur 12 mois. Parmi les recherches associées, consultez d'abord les recherches les plus fréquentes, puis les recherches en progression. Quels mots reviennent ? Lesquels progressent ? « Record » signifie une hausse de plus de 5 000 %.
- Dans le champ « Comparer », ajoutez une autre formulation du même sujet (par exemple « GA4 » face à « Google Analytics 4 »). Laquelle est la plus recherchée ? L'une d'elles décline-t-elle sur la courbe ?
- Dans le rapport, repérez les requêtes qui amènent des clics ou des impressions. Comment évoluent-elles ? Retrouve-t-on les mots vus dans Google Trends ?
- Livrable : pour une page du site, un H1 et deux H2, chacun justifié par une donnée.
📊 Rapport Looker Studio
Si le rapport ne s'affiche pas, ouvrez-le dans Looker Studio.
✅ Voir le corrigé
- Comparez des termes de recherche, pas des thèmes. Selon l'aide Google, un thème regroupe les termes d'un même concept, quelle que soit la langue : il masque donc la différence entre deux formulations.
- Google Trends normalise ses données pour faciliter les comparaisons. Comparez donc les termes dans un même graphique, et lisez des écarts relatifs, pas des volumes.
- Aucune liste ne montre les termes « en baisse » : un déclin se lit sur la courbe.
- Les recherches associées ne s'affichent que si la période commence au moins 7 jours avant aujourd'hui.
- Search Console masque les requêtes rares : la liste des requêtes ne couvre pas tous les clics.
- Le terme le plus recherché ne va dans le H1 que s'il correspond à l'intention de recherche et au contenu de la page. Ses variantes vont dans les H2 et H3, comme dans l'exercice « Auditer et réécrire la structure Hn ».
📌 Message clé — Parlez avec les mots de vos visiteurs. La formulation principale va dans le H1, ses variantes dans les H2 et H3, à condition qu'elles correspondent à ce que la page apporte.
« Du plus vague au plus précis » : la longue traîne
🎯 Objectif
Comprendre que plus une recherche est précise, moins elle est concurrentielle et plus l'intention de l'internaute est claire.
🧰 Outils
- La page Suivi du parcours des visiteurs de ce site, étape 1 « Choisissez votre personnage ».
- Google, avec ses suggestions pendant la saisie et le bloc « Autres questions posées ».
- Une IA avec la recherche web activée (ChatGPT, Perplexity…).
▶️ Pas à pas
- Ouvrez la page Suivi du parcours des visiteurs, étape 1 « Choisissez votre personnage », et observez l'image du Paladin en pyjama. Envie de travailler sur une autre image ? Parlez-en à l'animatrice.
- Décrivez-la comme le ferait un internaute, en trois requêtes : générique (1 ou 2 mots), intermédiaire (3 ou 4 mots) et longue traîne (5 mots ou plus : matière, lieu, usage, prix…).
- Tapez chaque requête dans Google. Quels types de résultats apparaissent (annonces, carte, grandes enseignes, sites spécialisés) ? Les résultats correspondent-ils exactement à l'image, et à partir de quel niveau ?
- Observez les suggestions de Google, pendant la saisie et dans « Autres questions posées ». Ajoutez une requête longue traîne formulée comme une question.
- Posez cette question à l'IA. Quelles sources cite-t-elle ? Proposent-elles un produit qui ressemble à l'image ?
- Livrable : un tableau avec une ligne par requête et quatre colonnes : niveau, requête, types de résultats, résultats qui correspondent exactement à l'image (oui / non).
✅ Voir le corrigé
- Les mots exacts varient d'un stagiaire à l'autre ; voici un exemple de réponse pour le Paladin en pyjama de la page Suivi du parcours des visiteurs de ce site : un petit chevalier en pyjama rayé bleu, casque sur la tête, avec une épée en peluche et un oreiller brodé d'un blason en guise de bouclier.
- Générique : « figurine ». Intermédiaire : « figurine chevalier enfant ». Longue traîne : « figurine chevalier en pyjama rayé bleu avec épée et oreiller bouclier ». Question à l'IA : « Quelle figurine offrir à un enfant fan de chevaliers qui a peur du noir ? »
- Sur la requête générique, les annonces Shopping, les places de marché et les grandes enseignes du jouet occupent la page.
- Plus la requête s'allonge, moins les résultats correspondent exactement : sur une longue traîne aussi précise, presque personne ne répond. C'est une place à prendre pour le site qui proposerait ce produit et le décrirait avec ces mots-là.
- Ces requêtes précises viennent d'internautes qui savent ce qu'ils veulent, donc qui achètent plus volontiers.
- La question posée à l'IA est une longue traîne : la page qui y répond précisément a plus de chances d'être citée.
📌 Message clé — On ne gagne pas sur « figurine ». On gagne sur « figurine chevalier en pyjama avec épée en peluche ». La longue traîne est la porte d'entrée des petits sites, dans les moteurs comme dans les IA.
« Que promet cette page ? » Lire son title et sa meta description
🎯 Objectif
Comprendre que le title et la meta description sont le « pitch » d'une page dans les résultats de recherche, et juger s'ils annoncent clairement son contenu.
🧰 Outils
view-source:tapé devant l'adresse de la page : le code source, celui que reçoit le robot (Chrome, Edge, Firefox ; pas Safari).- Ou l'inspecteur du navigateur (clic droit sur la page → « Inspecter »), onglet Elements (Chrome, Edge) ou Inspecteur (Firefox).
- Google Sheets, pour compter les caractères avec la formule
=NBCAR().
▶️ Pas à pas
- Affichez le code source de
view-source:https://formation.dibenn.com/formation-google-analytics-ga4/. Cherchez (Ctrl+F, ou ⌘+F sur Mac)<title>puisname="description". Recopiez les deux textes. - Faites de même pour
view-source:https://formation.dibenn.com/collecte-de-la-donnee-les-contraintes-techniques/. - Pour chaque page, comptez les caractères du title et de la description (par exemple avec
=NBCAR()dans Google Sheets). - Sans ouvrir les pages, répondez : de quoi parle chacune ? Donne-t-elle envie de cliquer ? Qu'apprend-on en plus avec la description ?
- Ouvrez les deux pages normalement. Le contenu correspond-il à ce qu'annonçaient le title et la description ?
- Livrable : pour la page la moins claire, proposez un nouveau title (environ 60 caractères : un repère pratique, pas une limite officielle) et une nouvelle description (environ 150 caractères).
✅ Voir le corrigé
- Page formation GA4 : title « Formation Google Analytics (GA4) - Formation Dibenn » (51 caractères) ; description « Formation Google Analytics 4 (GA4) : maîtrisez l'implémentation, la vérification du Consent Mode et les rapports d'exploration. » (127 caractères). Le sujet est clair, la longueur est bonne, et la description annonce ce que l'on va apprendre ✓.
- Page « contraintes techniques » : title « Collecte de la donnée : les contraintes techniques - Formation Dibenn » (69 caractères). Il est long : Google n'impose pas de limite, mais tronque les titles selon la largeur de l'écran, et 69 caractères dépassent le repère pratique d'environ 60. Description « Collecte de la donnée : les contraintes techniques » (50 caractères) : elle répète le title mot pour mot et n'apprend rien de plus, ni de quelles contraintes il s'agit, ni pourquoi lire la page.
- Exemple de réécriture : title « Collecte de données : les contraintes techniques » (48 caractères) ; description « Cookies tiers, Chrome, Safari, ATT d'Apple : comment les navigateurs limitent la collecte des données marketing, et ce que cela change pour la mesure. » (150 caractères).
📌 Message clé — Le title et la meta description sont la vitrine de la page dans les résultats. Le title dit de quoi parle la page, la description donne envie de cliquer : les deux doivent tenir leur promesse.
Structure, contenu et on-page
La page d'accueil aux rayons X
🎯 Objectif
Savoir auditer une page « à la main » via son code source, et comprendre pourquoi les outils automatiques signalent les mêmes choses.
🧰 Outils
view-source:tapé devant l'adresse de la page : le code source brut, celui que reçoit le robot (Chrome, Edge, Firefox ; pas Safari).- L'inspecteur du navigateur (clic droit sur la page → « Inspecter »), onglet Elements (Chrome, Edge) ou Inspecteur (Firefox) : le code après exécution du JavaScript.
- Une extension gratuite d'audit : Detailed SEO Extension ou SEO Minion.
▶️ Pas à pas
- Ouvrez la page d'accueil puis son code source (
view-source:https://formation.dibenn.com/). - Cherchez
<title>. Comptez ses caractères. Que manque-t-il pour qu'un internaute reconnaisse le site dans les résultats ? - Cherchez
<h1puis<h2: combien de chacun ? - Cherchez
name="description"etrel="canonical": sont-ils présents et cohérents ? - Cherchez
og:puistwitter:. Que donnera un partage de la page sur LinkedIn ? Sur X ? - Cherchez
application/ld+json. Combien de blocs de données structurées trouvez-vous ? - Contre-vérifiez avec l'extension d'audit : obtenez-vous les mêmes conclusions ?
- Livrable : une liste de 3 constats, un title réécrit (environ 60 caractères : un repère pratique, pas une limite officielle) et le bloc JSON-LD que vous ajouteriez.
✅ Voir le corrigé
- Title : « Maîtrisez la Web Analyse et les bonnes pratiques. » (49 caractères). Il est clair, mais la marque n'y figure pas : on pourrait viser « Formation web analyse GA4 et GTM — Dibenn ».
- Titres : un H1 unique ✓ et deux H2 ✓.
- Meta description et canonical : présentes et cohérentes ✓.
- Open Graph complet (type, titre, description, URL, image) ✓, mais aucune balise
twitter:. X se rabat sur Open Graph, l'impact est donc faible. - Aucune donnée structurée sur l'accueil. C'est le principal manque : il faudrait un bloc
Organization(ouEducationalOrganization) avec nom, logo et lienssameAsvers les profils officiels, plus un blocWebSite. Ils aident moteurs et IA à identifier qui publie le site. - Toutes les images ont un attribut
alt✓.
📌 Message clé — Un audit on-page tient en trois réflexes : le code source, view-source: (ce que voit le robot), l'inspecteur, clic droit → « Inspecter » (ce que voit l'utilisateur), un validateur (ce que comprend la machine).
Auditer et réécrire la structure Hn d'une page
🎯 Objectif
Vérifier que les titres d'une page décrivent réellement son sujet, et les réécrire autour des questions des internautes.
🧰 Outils
- Une extension d'audit (Detailed SEO Extension, onglet Headings) ou Screaming Frog pour un site entier.
- Google Search Console (présentée au chapitre Indicateurs), pour mesurer l'effet après réécriture.
▶️ Pas à pas
- Ouvrez la page formation GA4.
- Lancez l'extension et affichez l'arborescence des titres (H1, H2, H3).
- Vérifiez les règles de base : un seul H1 ? Pas de niveau sauté (un H4 directement sous un H2) ?
- Relevez les titres qui ne disent rien du sujet, ou qui se répètent d'une section à l'autre.
- Comparez avec l'état « avant » décrit dans le corrigé : ce site a lui-même servi de cas pratique, et sa structure a été corrigée le 05/11/2026.
- Pour un chapitre, proposez des H3 qui reprennent une question réelle d'un débutant (ex. « Comment vérifier que GA4 collecte bien les données ? »).
- Dans Search Console, comparez la période qui précède la mise en ligne de la correction à celle qui la suit : position des pages de formation, et surtout des requêtes proches des titres de chapitres.
✅ Voir le corrigé
- État avant la correction (relevé le 16/10/2026) : sur la page GA4, 43 titres, dont 33 génériques : deux H2 « Informations pratiques », un H2 « Table des matières », un H2 « Glossaire », puis dans chaque chapitre les mêmes H3 « En quelques mots » (×7), « Ressources utiles » (×7), « Exercices pratiques » (×7) et « Quiz » (×8).
- Sur l'ensemble des 7 pages de formation du site : 211 titres, dont 128 génériques, plus 13 H5 « Mise en perspective » sur la page Bases techniques du digital. Ces balises servaient à la mise en page (grands intitulés dorés), pas à décrire le sujet : elles noyaient les vrais titres de chapitres.
- Correction mise en ligne le 05/11/2026 : ces intitulés restent affichés à l'identique, mais ne sont plus balisés en titres (ce sont désormais des paragraphes mis en forme). Un H4 isolé de la page GA4 est remonté en H3 pour supprimer un niveau sauté. Par cohérence, la même règle a été appliquée le même jour au reste du site : 17 autres intitulés génériques (12 « Table des matières » sur les pages de ressources, 3 « Informations pratiques », « Le saviez-vous ? » sur l'accueil, « Mise en pratique » sur la page des variables GTM).
- État après : 70 titres sur les 7 pages, aucun titre générique, aucun niveau sauté. Sur la page GA4 : un H1 (« Google Analytics 4 (GA4) »), un H2 par chapitre, et un H3 « Stratégie de Marquage GA4 ». C'est ce que vous devez constater aujourd'hui.
- Prochaine étape possible : ajouter des H3 qui reprennent les vraies questions traitées dans chaque chapitre.
- Mesure de l'impact : dans Search Console, filtrez sur les pages de formation et comparez les 3 mois qui précèdent la mise en ligne de la correction aux 3 mois qui la suivent (positions, impressions, CTR). Regardez surtout les requêtes secondaires proches des titres de chapitres, plus que la requête principale, trop concurrentielle. Pensez à la saisonnalité des formations.
📌 Message clé — Un titre doit annoncer un contenu. Requête principale dans le H1, requêtes secondaires dans les H2, longue traîne dans les H3 : c'est aussi la structure que les IA exploitent le mieux.
Rendre une page « answer-engine ready »
🎯 Objectif
Transformer une page de cours en page que les moteurs génératifs ont envie de citer : réponses claires, structurées, faciles à extraire.
🧰 Outils
- La page Plan de taggage comme point de départ.
- Un éditeur de texte, et le Schema Markup Validator pour tester votre JSON-LD (onglet « Code snippet »).
▶️ Pas à pas
- Lisez la page et formulez la question principale à laquelle elle répond.
- Rédigez un encart « En bref » de 3 à 4 phrases qui répond directement à cette question, sans renvoyer ailleurs.
- Écrivez 4 questions que se pose réellement un débutant sur le sujet, avec des réponses de 2 à 3 phrases, chacune compréhensible sans le reste de la page.
- Transformez ces questions en bloc JSON-LD
FAQPage(modèle dans le corrigé) et validez-le. - Ajoutez un tableau comparatif, par exemple : type d'événement GA4 / qui le déclenche / exemple.
- Constatez que formation.dibenn.com/llms.txt n'existe pas (erreur 404), puis rédigez-en une première version.
✅ Voir le corrigé
- Modèle
FAQPage:{"@context":"https://schema.org","@type":"FAQPage","mainEntity":[{"@type":"Question","name":"À quoi sert un plan de taggage ?","acceptedAnswer":{"@type":"Answer","text":"…"}}]} - Modèle
llms.txt:# Formation Dibenn> Supports de formation en web analyse : GA4, Google Tag Manager, data management, SEO et GEO.## Formations- [Google Analytics 4](/formation-google-analytics-ga4/) : implémentation, Consent Mode, rapports- [Google Tag Manager](/formation-google-tag-manager/) : balises, déclencheurs, variables## Exercices- [Exercices GA4](/ga4-exercices-pratiques/) - Points à faire ressortir : la réponse en tête de page, des phrases courtes qui se suffisent à elles-mêmes, des termes nommés explicitement (« GA4 » plutôt que « l'outil »), des données en tableau.
📌 Message clé — Une page citable répond d'abord, développe ensuite. C'est aussi ce qui la rend agréable pour un lecteur humain.
SEO technique et indexation
Lire les règles du jeu : robots.txt et sitemap
🎯 Objectif
Comprendre comment un site pilote ce qu'un moteur a le droit d'explorer, et savoir lire la carte qu'il lui fournit.
🧰 Outils
- Votre navigateur : ajoutez
/robots.txtà la fin de l'adresse du site. - Ctrl+F (⌘+F sur Mac) pour chercher dans la page.
▶️ Pas à pas
- Ouvrez https://formation.dibenn.com/robots.txt. Ce fichier est le panneau d'accueil que tout robot lit en premier.
- Pour chaque ligne
DisallowetAllow, écrivez en face l'intention : que veut-on protéger, que veut-on ouvrir ? - Observez les caractères
*et$dans la règleDisallow. Que signifient-ils ? - Cherchez (Ctrl+F, ou ⌘+F sur Mac) des règles pour les robots d'IA :
GPTBot,ClaudeBot,PerplexityBot,Google-Extended. Qu'en concluez-vous ? - Ouvrez l'URL indiquée sur la ligne
Sitemap:. Est-ce un sitemap ou un index de sitemaps ? Ouvrez le fichier qu'il référence et comptez les URL. - Comparez la liste avec le menu du site : une page importante manque-t-elle ? Une page sans intérêt pour la recherche y figure-t-elle ?
✅ Voir le corrigé
- La règle
Disallow: /*training_material*.pdf$bloque tout fichier PDF dont l'adresse contient training_material : ce sont les supports de formation, protégés au titre de la propriété intellectuelle.*remplace n'importe quelle suite de caractères,$marque la fin de l'adresse. Allow: /ouvre tout le reste du site.- Aucune règle spécifique aux robots d'IA : ils héritent de
User-agent: *et sont donc autorisés. C'est un choix à rendre explicite (visibilité dans les réponses IA contre réutilisation du contenu). - La ligne
Sitemap:pointe vers un index (sitemap-index.xml) qui renvoie à un seul fichier,sitemap-0.xml, d'une trentaine d'URL. Le fichier est généré automatiquement à chaque mise en ligne : il reste toujours à jour. - On y trouve des pages légales (mentions légales, déclaration relative aux cookies). Elles sont indexables, ce qui n'est pas une erreur, mais n'apportent rien en recherche : on pourrait les exclure du sitemap.
📌 Message clé — Le robots.txt gère l'exploration, pas la visibilité. Disallow empêche un robot de lire une page, mais ne la retire pas de l'index : pour cela, il faut une balise noindex.
Le site laisse-t-il vraiment entrer les robots ?
🎯 Objectif
Vérifier qu'aucun pare-feu ou protection anti-bot ne bloque les robots des moteurs et des IA, même quand le robots.txt les autorise.
🧰 Outils
- Le terminal Windows (PowerShell) et la commande
curl.exe, installée par défaut sur Windows 10 et 11. - À défaut : un testeur de code HTTP en ligne permettant de choisir le user-agent (ex. httpstatus.io).
▶️ Pas à pas
- Ouvrez la page d'accueil dans votre navigateur : elle s'affiche normalement (code 200).
- Ouvrez PowerShell et lancez une requête sans identité de navigateur :
curl.exe -s -o NUL -w "%{http_code}" -A "" https://formation.dibenn.com/ - Relancez la commande en remplaçant
-A ""par l'identité (user-agent) d'un robot :-A "Googlebot/2.1", puis"Bingbot/2.0","GPTBot/1.0","ClaudeBot/1.0","PerplexityBot/1.0". - Notez le code renvoyé pour chaque robot dans un tableau : 200 (accès accordé), 403 (refusé), 429 (trop de requêtes)…
- Rédigez une recommandation en deux phrases : faut-il agir, et sur quoi ?
✅ Voir le corrigé
- Toutes les requêtes reçoivent un code 200 : aucune couche anti-bot ne bloque les robots, qu'ils soient de moteurs ou d'IA.
- La recommandation porte donc uniquement sur la politique à décider dans le robots.txt (exercice précédent), pas sur l'hébergement.
- Nuance : ce test simule l'identité d'un robot. Les vrais robots sont aussi reconnus par leur adresse IP ; un pare-feu peut traiter différemment un vrai Googlebot. Pour une certitude, consultez le rapport « Statistiques sur l'exploration » de Search Console ou l'outil d'inspection d'URL de Bing Webmaster Tools.
📌 Message clé — Autoriser un robot dans le robots.txt ne garantit pas qu'il passe techniquement. Un site peut être invisible pour les IA sans le savoir : testez toujours les deux.
Autopsie des données structurées
🎯 Objectif
Distinguer un balisage présent d'un balisage efficace, et relier chaque type Schema.org à son bénéfice dans Google et dans les réponses IA.
🧰 Outils
- Test des résultats enrichis (Google) : ce que Google retient.
- Schema Markup Validator : tout le JSON-LD, sans filtre.
▶️ Pas à pas
- Cas 1 : un site de formation. Collez
https://formation.dibenn.com/formation-google-analytics-ga4/dans le Schema Markup Validator. Listez les types détectés et leurs propriétés. - Collez la même URL dans le Test des résultats enrichis. Google la juge-t-il éligible à un résultat enrichi ? Quels champs réclame-t-il ?
- Recommencez avec
https://formation.dibenn.com/ga4-exercices-pratiques/. Combien de questions le bloc FAQ contient-il ? Le texte des réponses correspond-il à ce qui est affiché sur la page ? - Pour chaque type trouvé, écrivez une phrase : « ce balisage sert à … dans Google / dans les réponses IA ».
- Livrable : un tableau type → propriétés présentes → propriétés manquantes → bénéfice attendu.
- Cas 2 : une fiche produit d'un site marchand. Collez
https://www.petit-bateau.fr/bebe-fille/vetements-et-accessoires/robes/robe-bebe-sans-manches-en-coton-a-rayures-et-badge-coeur-chili-rose/A0GEC01.htmldans le Test des résultats enrichis. Combien d'éléments « Extraits d'avis » sont détectés ? Combien sont valides ? Si la page a disparu ou changé, utilisez les copies du 04/11/2026 fournies par l'animatrice. - Ouvrez chaque élément non valide : quels champs manquent ?
- Affichez le code source de la page (tapez
view-source:devant son adresse dans la barre du navigateur) et cherchezaggregateRating: le trouvez-vous ? Cherchez de nouveau dans l'inspecteur du navigateur (clic droit sur la page → « Inspecter »), onglet Elements (Chrome, Edge) ou Inspecteur (Firefox) : où apparaît-il, et à quel produit se rattache-t-il ? - Dans le code source, cherchez
availability: dans quel bloc est-il déclaré ? Est-ce le bon emplacement ? - Livrable : trois phrases pour expliquer pourquoi aucune étoile ne peut s'afficher sous cette page dans Google, et ce qu'il faudrait corriger.
✅ Voir le corrigé
- Cas 1 — Page formation GA4 : un bloc
Courseavec nom, description et organisme (provider). C'est le minimum. Pour viser les fiches de formation enrichies de Google, il faudrait ajouter les informations de session et de tarif (hasCourseInstance,offers) : le Test des résultats enrichis les signale. - Cas 1 — Page exercices GA4 : un bloc
LearningResourceet un blocFAQPagede 8 questions, dont les réponses reprennent fidèlement le texte de la page ✓. - Google n'affiche plus du tout les FAQ en résultat enrichi depuis le 7 mai 2026 (il les réservait déjà, depuis août 2023, aux sites gouvernementaux et de santé reconnus). Le balisage reste utile : il structure des paires question-réponse que Bing et les moteurs IA extraient facilement (retour d'expérience).
- Cas 2 — Fiche produit (relevé le 04/11/2026) : 3 éléments « Extraits d'avis » détectés, aucun valide. Chacun signale deux erreurs critiques : champs
ratingValueetitemReviewedmanquants. Voir le résultat du test (lien Google, valable jusqu'à début février 2027). - Les avis n'apparaissent pas dans le code source (
view-source:) : un module d'avis les ajoute en JavaScript. Google exécute le JavaScript et les voit donc. D'où l'intérêt de toujours comparer le code source et l'inspecteur. - Surprise : ces trois blocs ne concernent pas le produit de la page. Ce sont les notes de trois autres produits, affichés dans les vignettes de recommandation. Ils ne sont rattachés à aucun
Product, d'où l'erreuritemReviewed. Ils ne contiennent que le nombre d'avis (reviewCount= 1), sans note moyenne, d'où l'erreurratingValue. Le produit de la page, lui, n'a aucune note. - Pourquoi Google ne peut rien en faire :
aggregateRatingn'est pas un champ simple, mais une propriété qui contient un objet de typeAggregateRating, avec ses propres champs obligatoires :ratingValue(la note moyenne),reviewCountouratingCount(le nombre d'avis) etitemReviewed(le produit noté), ce dernier seulement quand la note est déclarée en dehors duProduct. Il en manque deux : aucune étoile possible. - Correction : placer
aggregateRatingdans le blocProductdu produit de la page, avecratingValueetreviewCount, dès qu'il a des avis ; ne pas baliser les notes des produits recommandés, ou rattacher chacune à son propre produit. - Disponibilité :
availability(InStock) est déclaré dans l'offre (offers, de typeOffer) du bloc JSON-LDProduct✓. C'est le bon emplacement. - Pour aller plus loin : la propriété
urldu produit est sanshttps://et pointe vers un domaine technique de la plateforme e-commerce, ladescriptionest vide, et un second balisageProducten microdonnées double le JSON-LD. Autant de points à harmoniser. - La page peut avoir changé depuis le relevé (collection saisonnière, recommandations qui tournent) : refaites le test en direct.
- Règle d'or : le balisage doit décrire ce qui est visible sur la page. Une donnée structurée qui ne correspond pas au contenu affiché est sanctionnable.
📌 Message clé — Les données structurées rendent les faits explicites pour les machines. Un fait balisé est plus fiable à extraire et à citer qu'une phrase noyée dans la page.
SEO local, off-page et outils tiers
Analyser ses backlinks dans Search Console
🎯 Objectif
Savoir quels sites pointent vers le vôtre, vers quelles pages, et avec quels textes de lien.
🧰 Outils
- Google Search Console, rapport Liens (démonstration du formateur sur formation.dibenn.com, puis sur votre propre site).
▶️ Pas à pas
- Dans Search Console, ouvrez le menu de gauche → Liens.
- Bloc Liens externes → Pages les plus liées : quelles pages reçoivent le plus de liens d'autres sites ?
- Bloc Principaux sites associants (Top linking sites) : quels domaines pointent vers vous ? Sont-ils en rapport avec votre activité ?
- Bloc Principaux textes associants : avec quels mots les autres sites parlent-ils de vous ?
- Bloc Liens internes : vos pages stratégiques sont-elles bien reliées depuis le reste du site ?
- Livrable : trois sites partenaires ou médias auprès desquels un lien serait légitime, et une page stratégique à mieux relier en interne.
✅ Voir le corrigé
- Les liens qui comptent viennent de sites reconnus et thématiquement proches (organismes de formation, écoles, médias spécialisés), pas du volume.
- Des textes de lien très variés et naturels sont un bon signe ; une répétition exacte du même mot-clé peut signaler des liens artificiels.
- Une page importante peu liée en interne est un gain rapide : ajoutez des liens depuis les pages qui reçoivent déjà des backlinks.
- Les échanges de liens en série ou l'achat de liens enfreignent les règles de Google. Un lien réciproque entre deux partenaires réels reste légitime.
📌 Message clé — Un backlink est un vote de confiance : mieux vaut un lien d'un site reconnu de votre domaine que cent liens sans rapport.
GEO et IA
« L'IA connaît-elle ce site ? » : test de citation
🎯 Objectif
Mesurer concrètement la présence d'un site dans les réponses des moteurs génératifs, et identifier le type de contenu qu'ils citent.
🧰 Outils
- Perplexity : il cite toujours ses sources, à privilégier.
- ChatGPT, avec la recherche web activée (sans elle, il répond de mémoire, sans source).
- Google (encart AI Overviews, quand il s'affiche) et Gemini.
- Pour aller plus loin, un outil spécialisé comme Hikoo (version gratuite limitée à ChatGPT) automatise ce suivi : il interroge les IA à intervalles réguliers et mesure l'évolution des citations face aux concurrents.
▶️ Pas à pas
- Posez ces trois questions, mot pour mot, à au moins deux moteurs :
① « Comment vérifier que le Consent Mode est bien pris en compte dans GA4 ? »
② « Quelle formation suivre pour apprendre Google Tag Manager en français ? »
③ « Qu'est-ce qu'un plan de taggage ? Donne un exemple. » - Remplissez une grille : moteur × question → formation.dibenn.com est-il cité ? Avec quel lien ? Quelles autres sources apparaissent ?
- Ouvrez deux ou trois pages citées par l'IA. Qu'ont-elles en commun : réponse directe en début de page, FAQ, tableau, étapes numérotées, auteur identifié ?
- Mettez vos grilles en commun et dégagez une tendance.
- Livrable : la grille complétée et trois hypothèses sur « pourquoi cette source et pas une autre ».
✅ Voir le corrigé
- Il n'y a pas de réponse figée : les moteurs génératifs varient d'un utilisateur, d'un jour et d'une formulation à l'autre. C'est la méthode qui est évaluée.
- Motif typique : les moteurs citent des pages qui répondent (guides, tutoriels pas à pas, FAQ) plutôt que des pages qui présentent une offre. La question ① a le plus de chances de faire ressortir le site, parce que la page d'exercices GA4 y répond directement, avec une FAQ balisée.
- Être connu n'est pas être cité : une marque peut apparaître sur les requêtes qui la nomment sans jamais servir de source sur les requêtes génériques.
📌 Message clé — L'IA cite du contenu qui répond, pas des catalogues. On ne juge pas sur un essai : on consigne systématiquement et on cherche des tendances.
Chiffrer ses citations IA avec Bing Webmaster Tools
🎯 Objectif
Passer du sondage manuel (exercice précédent) à la donnée réelle : combien de fois Copilot et les partenaires de Microsoft citent vos pages, lesquelles, et à partir de quelles requêtes.
🧰 Outils
- Bing Webmaster Tools (gratuit, présenté au chapitre Indicateurs). Il faut être propriétaire vérifié du site : l'animatrice fait la démonstration sur formation.dibenn.com, puis chacun reproduit sur un site qu'il gère.
▶️ Pas à pas
- Connectez-vous à Bing Webmaster Tools, sélectionnez le site, puis ouvrez AI Performance dans le menu de gauche (mention « Beta »).
- Choisissez la période 3 M (3 mois). Notez le nombre total de citations (Total Citations) et repérez les pics sur la courbe : à quelles dates ?
- Sous List By, ouvrez l'onglet Pages : quelles pages sont les plus citées ?
- Ouvrez l'onglet Grounding Queries (requêtes d'ancrage) : quelles formulations l'IA a-t-elle utilisées pour aller chercher vos pages ? Ressemblent-elles aux questions de l'exercice précédent ?
- Avec Compare, comparez les 30 derniers jours à la période précédente.
- Ouvrez ensuite Search Performance et dépliez la liste All : quelle option réunit le web et le chat ? Peut-on isoler les clics venus de Copilot ?
- Livrable : les trois pages les plus citées, deux requêtes d'ancrage marquantes, et pour chaque page une hypothèse : pourquoi l'IA la cite-t-elle ?
✅ Voir le corrigé
- AI Performance compte des citations : une page est citée quand elle sert de source dans une réponse de Copilot ou d'un partenaire de Microsoft. Le rapport ne donne aucun clic : une citation n'est pas une visite.
- Les requêtes d'ancrage ne sont pas les questions exactes des internautes : ce sont les formulations que l'IA a utilisées pour chercher ses sources, et Bing n'en montre qu'un échantillon.
- Dans Search Performance, la liste propose Web and Chat, mais aucune option « Chat » seule : les clics venus de Copilot y sont mélangés à ceux de la recherche web. Et les onglets Keywords et Pages ne couvrent que le web.
- Côté Google, le rapport « Fonctionnalités d'IA générative » de Search Console compte des impressions dans les AI Overviews et l'AI Mode, pas des citations : les deux chiffres ne se comparent pas directement.
- Exemple relevé sur dibenn.com le 05/11/2026 : 44 citations en 3 mois, concentrées sur quelques journées.
- Le même outil permet de vérifier que Bingbot explore bien le site (lien avec l'exercice « Le site laisse-t-il vraiment entrer les robots ? »).
📌 Message clé — Une citation prouve que l'IA utilise votre contenu, mais ne dit rien des visites. On suit donc les deux : les citations dans AI Performance, les clics dans Search Performance.
Indicateurs de performance et acquisition
Mesurer l'effet d'une optimisation : l'audit avant / après
🎯 Objectif
Vérifier en autonomie si une optimisation (réécriture du title, enrichissement du contenu, nouveaux liens) a produit des résultats, sans attendre un bilan annuel.
🧰 Outils
- Google Search Console, rapport Performances (démonstration du formateur sur formation.dibenn.com, puis sur votre propre site).
- Lighthouse, intégré à Chrome (clic droit sur la page → « Inspecter » → onglet Lighthouse).
▶️ Pas à pas
- Ouvrez Search Console, sélectionnez la propriété, puis le rapport Performances → Résultats de recherche.
- Cochez les quatre métriques en haut du graphique : Clics, Impressions, CTR moyen, Position moyenne.
- Cliquez sur + Ajouter un filtre → Page, et saisissez l'URL de la page optimisée (ex.
/formation-google-analytics-ga4/). - Cliquez sur le filtre de date → onglet Comparer, et choisissez « 3 derniers mois » comparés à la période précédente.
- Dans le tableau, onglet Requêtes, observez les écarts requête par requête.
- Ouvrez la page dans Chrome, lancez Lighthouse (catégorie SEO) et notez le score.
- Classez votre résultat dans la grille de décision du corrigé et rédigez l'action suivante.
✅ Voir le corrigé
- Cas A — impressions en hausse, clics stables (CTR en baisse) : la page est vue mais pas choisie. Action : réécrire le title et la meta description pour mieux répondre à l'intention.
- Cas B — position moyenne en nette progression (ex. de 17 à 9) : l'optimisation a fonctionné. Action : la reproduire sur une page comparable.
- Cas C — rien ne bouge : vérifiez d'abord que la page modifiée a bien été réexplorée (outil d'inspection d'URL de Search Console), puis laissez du temps : comptez 15 jours à 2 mois selon la fréquence de passage des robots.
- Un score Lighthouse SEO supérieur à 90 confirme que les fondamentaux techniques de la page sont en place ; il ne mesure pas sa performance dans les résultats.
- Pensez à la saisonnalité : comparez si possible avec la même période de l'année précédente.
📌 Message clé — Une optimisation ne vaut que si l'on mesure son effet. Notez toujours la date de chaque modification pour pouvoir comparer avant et après.
Repérer les requêtes en positions 11 à 20
🎯 Objectif
Identifier les requêtes « aux portes » de la première page, et choisir celles à travailler en priorité.
🧰 Outils
- Google Search Console, rapport Performances.
▶️ Pas à pas
- Ouvrez le rapport Performances et choisissez la période des 3 derniers mois.
- Cochez la métrique Position moyenne pour l'afficher dans le tableau.
- Dans le tableau, onglet Requêtes, cliquez sur l'icône de filtre des lignes et ajoutez : Position → Supérieure à → 10.
- Triez par Impressions décroissantes et ne retenez que les requêtes dont la position est inférieure ou égale à 20.
- Excluez les requêtes de marque : + Ajouter un filtre → Requête → Expression régulière personnalisée → Ne correspond pas à l'expression régulière, puis saisissez le nom de la marque (ex.
dibenn). - Choisissez 5 requêtes prioritaires. Pour chacune, ouvrez l'onglet Pages pour voir quelle page se positionne.
- Pour chaque couple requête / page, décidez de l'optimisation : title, titres H2, paragraphe explicatif, liens internes.
✅ Voir le corrigé
- Une requête en position 14 avec beaucoup d'impressions est une meilleure cible qu'une requête en position 12 que personne ne cherche : priorisez par volume d'impressions.
- Si deux pages du site se partagent la même requête, c'est un cas de cannibalisation : clarifiez laquelle doit répondre.
- Leviers habituels : reprendre la requête dans le title et un H2, ajouter un paragraphe qui y répond directement, créer des liens internes depuis des pages déjà bien positionnées.
- Vérifiez l'effet 30 à 60 jours plus tard avec l'exercice « avant / après ».
📌 Message clé — Les positions 11 à 20 sont le meilleur rapport effort / gain du SEO : la page est déjà jugée pertinente, il lui manque peu pour passer en première page (retour d'expérience).
Construire un tableau de bord Search Console dans Looker Studio
🎯 Objectif
Relier Google Search Console à Looker Studio pour suivre clics, impressions, taux de clic et position, et repérer les pages à optimiser en priorité.
🧰 Outils
- Un accès à une propriété Google Search Console (démonstration du formateur sur formation.dibenn.com, puis sur votre propre site).
- Looker Studio (gratuit), avec le même compte Google.
▶️ Pas à pas
- Ouvrez Looker Studio, cliquez sur Créer → Rapport. La fenêtre « Ajouter des données au rapport » s'ouvre.
- Choisissez le connecteur Search Console (édité par Google) et autorisez l'accès à vos données si c'est la première fois.
- Sélectionnez la propriété (ici formation.dibenn.com).
- Choisissez la table Impression du site (Site Impression) : les chiffres sont agrégés par site, c'est la vue la plus proche du rapport « Performances » de Search Console.
- Laissez le type de recherche sur Web, puis cliquez sur Ajouter → Ajouter au rapport.
- Ajoutez quatre tableaux de données récapitulatives (scorecards) : Clics, Impressions, CTR du site, Position moyenne.
- Ajoutez une série temporelle avec la dimension Date et les métriques Clics et Impressions.
- Ajoutez un tableau avec la dimension Requête et les métriques Clics, Impressions, CTR du site, Position moyenne, trié par Impressions décroissantes.
- Ajoutez une commande de période pour choisir les dates (ex. 28 derniers jours, comparés à la période précédente).
- Ajoutez une seconde source de données : connecteur Search Console, table Impression de l'URL (URL Impression). Créez un tableau Page de destination × Clics, Impressions, CTR, Position moyenne.
- Analysez : quelles requêtes ont beaucoup d'impressions mais un CTR faible ? Quelles pages sont en position moyenne entre 5 et 15 ?
- Partagez le rapport (bouton Partager) ou programmez un envoi par e-mail.
- Livrable : le tableau de bord et une liste de 3 actions (title à réécrire, contenu à enrichir…).
✅ Voir le corrigé
- Impression du site ou de l'URL ? Les totaux diffèrent : la table « site » compte une impression par recherche, la table « URL » une par page affichée. Ne mélangez pas les deux dans un même graphique.
- Beaucoup d'impressions, peu de clics : la page est vue mais pas choisie. Retravaillez le title et la meta description pour qu'ils répondent à l'intention de la requête.
- Position moyenne entre 5 et 15 : la page est « aux portes » de la première page de résultats. Ce sont les gains les plus rapides : enrichissez le contenu, ajoutez des liens internes vers elle.
- Les requêtes rares sont anonymisées par Google et n'apparaissent pas dans le tableau : la somme des requêtes est inférieure au total des clics, c'est normal.
- Les données arrivent avec environ deux jours de décalage, et Search Console conserve 16 mois d'historique.
- Pour aller plus loin : la galerie de modèles Looker Studio, et le croisement avec GA4 pour suivre les conversions du trafic naturel.
📌 Message clé — Search Console dit ce que voit Google ; Looker Studio permet de le montrer, de le comparer et de le partager. Un bon tableau de bord SEO débouche toujours sur une liste d'actions.